Un jardin, un été

Publié le par Pascal

Un chemin dans la campagne; pluie et brouillard, alors que c'est  l été; un homme et une femme marchent sur les pierres qui jonchent le chemin, rendant leur progression difficile; main dans la main. Silence, ils ne parlent pas; juste le plaisir d'être ensemble; des  gouttes de pluie ruissellent sur leur visage mais ils n'en ont cure. Etre ensemble tous les deux dans cette campagne; chant des oiseaux et un rayon de soleil, timide. Arrivés en haut de la colline; le soleil se dégage, ils s'arretent.

Leurs mains, soudain se serrent très fortement. Sous leurs yeux, vient de surgir un paysage fabuleux; des collines s'arrondissent, aux flancs couverts de mille fleurs et d'arbres aux fruits de toute couleur. 

Entre les monts serpente une rivière qui étincelle. Quelqiues ruisseaux sur les pentes brillent et bruissent. Le ciel est couleur or, traversé d'oiseaux chatoyants.

Une brise, légère, tiède, entrelaçée d'aromes enchanteurs et de douces mélodies enveloppent l'homme et la femme.

"nous y sommes" chuchote-t-il ébloui.

"c'est plus beau que le plus beau de tous mes rèves" souffle t-elle, émerveillée.

Elle s'écarte de lui et dans un rayon de lumière,  se dévêt lentement, son regard plongé dans les yeux de l'homme. Il se déshabille à son tour, doucement, sans quitter les yeux de la femme. 

 

 

  gauguin

Gauguin 

   

Chacun promène son regard sur la nudité de l'autre. 

"Dieu que tu es belle"

"tu es comme ce jardin, aussi " répond elle.

S'avancer l'un vers l'autre, s'enlacer, s'étreindre. sentir monter en eux, dans leur corps, irrésistible, un fleuve de lave. Coeurs qui se dilatent, âmes qui se perdent dans cette étreinte.

Les yeux et les mains se réjouissent, leur peau fleurit de mille sensations, et flamboie de mille joies.

Il veut l'embrasser sur tout ce corps tendu de désir. 

"non..attends d'être en ce jardin" alors que, maintenant, c'est elle dont les mains brulent d'explorer la peau nue de l'homme. Déja elles glissent des lèvres à la poitrine.

"Oui allons là-bas" murmure -t-il en entrainant sa compagne. Dans ce jardin.

douanier rousseau

Douanier Rousseau  

 

 

"en amour, il n'y a pas de péché, il n'y a que des fautes de gouts" (Paul Géraldy " toi et moi")

 

 

 

 

Publié dans arachnee

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Pascal 16/06/2011 10:32


J'aime bien vivre ce genre de rève!


songesdeprintemps 15/06/2011 21:15


Beauté et douceur de deux être qui s'attirent, se cherchent, se trouvent... Oh oui un bien joli rêve, je rejoins Scarlett !


Scarlett 14/06/2011 19:35


Un bien joli rêve !!!
bisous


Kinia 14/06/2011 11:47


Je trouve ton texte d'autant plus beau que je le goûte depuis peu. Y compris ce silence complice. Bon il n'y a pas le final du paysage et de la nudité dans ce paysage car ce n'est guère possible en
France. Du moins par chez moi.
Par contre, à l'abri des regards... pas de faute de goût c'est sûr.


Pascal 14/06/2011 17:15



C'est juste un réve...



Ysabelle 14/06/2011 09:44


tu es de plus en plus bucolique et l'ame d'un poète amoureux! c'est le paradis que tu cherches?
bisous pascalou
ysa


Pascal 14/06/2011 11:12



C'est l'été qui veut ça!