Harmonies



"née des brumes, du vague à l'âme, et du désir que laissent sur les quais les lents appareillages, Dis qu'en avons nous fait, cher ami de mon age, de l'amertume nue qui nous rongeait le coeur" Louis Brauquier.
Un dimanche d'automne entre cité et nature, entre souvenirs et espoirs.
Entre passé et futur. A se demander quoi. A avoir un peu peur. mais se dire que. Et que et que mais. Et qu'il faut avancer. Et voir. Même avec les risques. Toujours les mêmes d'ailleurs. Pas de mer mais des montagnes en décors? Un jour, bientôt.
Un banc, un parc; Sarah cherchait son banc déplaçé dans ce parc lyonnais. Entre une vieille dame et quelques canards. . Entre Berlin et Israël ? " l'oeuf du serpent". Bergmann. Mon livre a disparu. peut etre resté chez E. Des livres témoins. Des livres souvenirs, oubliés chez une et chez l'autre, chez d'autres encore. Une cigarette me manque. Des couples partout. Envie fuir ces dimanches de foule.
Bohringer. Livre pris au hasard dans la biblithèque avant de sortir. Une ville la nuit? une ville le jour. Les mots palpitent. Evocation singulière; les maux de Dunia me reviennent. Un train, un tunnel, une ville en Suisse.
Le soleil partout autour de moi. le lac est beau; beau pour qui??? . Reflets des eaux, reflets des arbres. Vert et or.
"homme solitaire, jai vu les montagnes ce soir
avoir des ombres de pudeur
comme la lampe magique qui dévoile vos ardeurs
donnez moi des ailes pour que j'atteigne votre paradis
je sais que votre regard y est multicolore
et que les reptiles s'y suicident
femme je t'aime tant et tant
que silencieux je tourne ma nuit entière et ma vie durant
déjà comme en été un nuage noir fait frissonner
les pans éclatants des champs
c'est comme cela que les hommes découvrent les traces de leur destin
O femme je suis ton ami unique
je veux etre ton dieu imparfait
j'ai révé qu'un seul de tes gestes
soit le ralenti de ma vie
te voir vivre enfin
o femme, partage ma furtive destinée"
R.Bohringer



photos Pascal / Lyon 14/10