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"Laisse mes doigts trainer sur ta peau blonde
comme les algues trainent au courant des eaux
Laisse mes ongles tracer sur tes reins de vivants hiéroglyphes
Laisse ma bouche se désaltérer à la fraicheur de ton corps reposé
Laisse mes dents prendre tes lèvres sans les serrer
Laisse ma joue épouser tendrement ta joue
Laisse mes mains s'étendre exactes sur tes mains.
Laisse.
Et puis je dormirai."
(je ne me souviens plus de l'auteur)

Souvenirs qui rejaillissent, au détour d'une nuit sans sommeil.
Photos rangées dans un tiroir; tiroir des souvenirs enfouis. Enfuis. Qui ressurgissent. Puis s'estompent à nouveau. Pour quelques temps.
Il faut croire aux histoires anciennes. Pour un bilan triste à pleurer qui constate leur faillite.
Juste conserve ses yeux, sa peau, son âme.
Souvenirs à sacrifier sur les marches de l'autel du Temps.
"Et quand on pleure, on dit qu'on rit".