A.N.I.
Angoisse Non Identifiée
Brasserie / Lyon Brotteaux, une fin d'après midi. Des livres, un café..un mirroir derrière les alcools.
Bachelard et Mallarmé.

Le temps qui s'enfuit; le temps comme une création inachevée et sans cesse recommençée de notre personne se perpétue par son changement même.
Avec les aléas de la vie, l'instant inopiné, le moment qui ne correspond pas.
la vie, une suite d'expériences.des périodes de tension et des périodes de calme. Des moments de repos, des moments de pulsion. A chaque fois la fin de quelque chose. eT ce qui reste ..le legs de notre enfance...toujours présent..à se manifester sans prévenir.
Bachelard parlait de "rythmanalyse et pas de psychanalyse"; distinction des tendances inconscientes et des efforts de conscience.
Bachelard toujours... (à relire 3 fois pour bien comprendre...) "c'est le manque d'une sublimation active, attractive, émergente, , positivement créationiste, qui bouleverse l'équilibre de l'ambivalence psychanalytique et qui trouble le jeu des valeurs psychiques"
En bref et plus clairement... Ne pas réussir à réaliser un amour idéal peut etre surement une souffrance. Ne pas pouvoir idéaliser un amour réalisé en est une autre.
Rien à rayer sur le livre de la vie? Tout à conserver, tout a un sens, même les non-sens. Réussites et échecs.
Un café pour se regarder dedans?

Angoisse.
Je ne viens pas ce soir vaincre ton corps, ô bête
En qui vont les péchés d'un peuple, ni creuser
Dans tes cheveux impurs une triste tempête
Sous l'incurable ennui que verse mon baiser:
Je demande à ton lit le lourd sommeil sans songes
Planant sous les rideaux inconnus du remords,
Et que tu peux goûter après tes noirs mensonges,
Toi qui sur le néant en sais plus que les morts:
Car le Vice, rongeant ma native noblesse,
M'a comme toi marqué de sa stérilité,
Mais tandis que ton sein de pierre est habité
Mallarmé
photos Pascal / demeure du chaos / brasserie printemps 2007