les "the" nana
Hier soir, entre google et écoute de cd.. Pas de la nostalgie, non. Des souvenirs bien sur..qui datent..humm ça ne me rajeunit pas ! (d'ailleurs suite à un post sur le blog d'une amie, j'ai passé une demi heure à inspecter mes cheveux blancs..heureusement très peu!) . Mais ça part encore dans tous les sens!!! aucune rigueur dans la rédaction d'un texte!
Donc, des cd gravés sur kazaa (il y a longtemps!!! prescription.. de toute façon impossible à trouver); des femmes, des chanteuses. Années 70.
Des rebelles, des écorchées vives. Entre rock et blues. Mais une révolte qui explose. Féminisme et révolution. Les idées et autres utopies post 68.
Ces voix me font toujours autant vibrer.
Catherine Ribeiro... l'exaltée, la révoltée et sa voix en fusion; un volcan qui éructe, lançant anathèmes et menaces.. Déja l'écologie aussi..la planète va crever.
MAMA BEA ... qui se souvient encore d'elle.. cette voix qui hurle, qui pleure, qui geint. Avec une telle beauté; la femme, l'homme, le couple, la société.
Du blues. Cette femme, toute frèle..ses longs cheveux blonds bouclés; vu une fois sur le campus de Bordeaux. Concert intense.

48 KILOS
Je pèse 48 kilos
Peut-être un peu plus, un peu moins, ça dépend
Si j'ai du chagrin ou pas
Je pèse le poids de mes mots
Mes mots qui valent ce qu'ils valent
Mais en tout cas
Ce sont les miens
Et ces mots
Quand je te les lance
Et que tu ne les attrapes pas
Je pèse le poids de l'absence
Avec le poids de ma rage
Au bout des doigts
Je pèse le poids d'un chien mort
Comme meurent les animaux
Avec ce regard qui s'étonne
Qui dit
Pourquoi tu m'abandonnes
Ce regard insoutenable
Qui vous fait cracher vers le ciel un dernier refus misérable
Et qui fait qu'à jamais
Je pèse la toute impuissance des hommes
(Mama Béa Tékieslski, 48 kilos, album Faudrait rallumer la lumière... 1977)
Isabelle Mayereau
Plus discrète, mais tellement attachante. Du folk.. une guitare; de la tendresse, de la poésie.
"j'sais pas ou je vais j'sais pas où je suis ni qui tu es ni qui je suis j'ai mal à 'âme j'ai mal au coeur il y a des flammes dans nos moteurs on lit le journal sans regarder le jour la date ou les années on se retrouve dans le vieux velours d'un canapé grenat toujours on cligne des yeux pour ne pas pleurer on reste alors les yeux fermés pour partir sur la vidéo des jours d'avant où il faisait beau il y a des drames dans nos quarts d'heure on sourit comme ça pour l'histoire de plaire un peu et dans le noir on marche la lumière allumée faire attention à pas se cogner des vagues violentes quand il pleut on traine ses yeux sur des regards on fait du blues ou du cafard
Sans oublier BRIGITTE FONTAINE, du temps d'Areski et d'Higelin.. un réel plaisir de ré-écouter ses ballades. Maintenant..un peu déjantée; j'aime beaucoup moins!!! .