re-chute
Je croyais le printemps revenu. Les ruisseaux et cascades délivrés de leurs manteaux de glace recouvrent leur liberté. Joyeux gazouillis de l'eau partout. Mésanges et bergeronnettes qui retrouvent leurs voix. La végétation qui s'enhardit avec de jeunes bourgeons et les premières fleurs le long de la rivière.
Mais depuis hier, l'hiver est revenu. Epaisse couche de neige qui recouvre tout à nouveau; comme en décembre. Retrouver gants et écharpe. Les flocons de neige qui brulent le visage.
Ce soir sur les pistes, très haut, les dameuses s'affairent avec leurs puissants projecteurs qui trouent le brouillard épais. Quelques gorgones aux yeux d'or qui déplacent le silence de la nuit. Petite balade ce soir le long de la rivière. Seul, m'enfoncant dans la neige parfois jusqu'aux genoux. Silence glaçé; seul le bruit de mes pas dans la neige. Abimé dans mes pensées. Ou abimé par mes pensées. Au choix.
Retrouvé le silence dans mon appartement après deux semaines de présence féminine. Impression d'absence ou de manque? Je ne sais.


En rentrant tout a l'heure; lire des mails et des blogs; présence rassurante. Les oiseaux d'une, la quète d'un navire fantome sur les cotes belges, de la Drome au Beaujolais; et des écrits sur des auteurs israeliens ou la cote basque. Voyages en douceur; des angoisses et des doutes aussi. Des vies. Qui s'emmelent avec la mienne parfois.
Miles Davis ce soir; ascenseur pour l'échafaud. Longues plaintes de la trompette magique.
Et un livre retrouvé, entamé dans une autre vie, il y a un an.
"contrairement à l'idée requise
la parole n'est pas créatrice d'un monde
l'homme parle comme le chien aboie
pour exprimer sa colère ou sa crainte
le plaisir est silencieux
tout comme l'est l'état du bonheur"
Michel Houellebecq "la possibilité d'une île"


photos pascal
Mais depuis hier, l'hiver est revenu. Epaisse couche de neige qui recouvre tout à nouveau; comme en décembre. Retrouver gants et écharpe. Les flocons de neige qui brulent le visage.
Ce soir sur les pistes, très haut, les dameuses s'affairent avec leurs puissants projecteurs qui trouent le brouillard épais. Quelques gorgones aux yeux d'or qui déplacent le silence de la nuit. Petite balade ce soir le long de la rivière. Seul, m'enfoncant dans la neige parfois jusqu'aux genoux. Silence glaçé; seul le bruit de mes pas dans la neige. Abimé dans mes pensées. Ou abimé par mes pensées. Au choix.
Retrouvé le silence dans mon appartement après deux semaines de présence féminine. Impression d'absence ou de manque? Je ne sais.


En rentrant tout a l'heure; lire des mails et des blogs; présence rassurante. Les oiseaux d'une, la quète d'un navire fantome sur les cotes belges, de la Drome au Beaujolais; et des écrits sur des auteurs israeliens ou la cote basque. Voyages en douceur; des angoisses et des doutes aussi. Des vies. Qui s'emmelent avec la mienne parfois.
Miles Davis ce soir; ascenseur pour l'échafaud. Longues plaintes de la trompette magique.
Et un livre retrouvé, entamé dans une autre vie, il y a un an.
"contrairement à l'idée requise
la parole n'est pas créatrice d'un monde
l'homme parle comme le chien aboie
pour exprimer sa colère ou sa crainte
le plaisir est silencieux
tout comme l'est l'état du bonheur"
Michel Houellebecq "la possibilité d'une île"


photos pascal
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