errances
Le long de la rivère..je me suis assis; Coelho; mais rien d'autre. Juste contempler la nature immobile, figée; sans un bruit. En fait de multiples bruits. Imperceptibles certains. Une goutte d'eau qui glisse d'un stalactique. Eaux gonflées par une fonte des neiges trop précoce. Gargouillis du torrent. Un corbeau tout de noir vétu. Pas une fleur; du blanc qui s'abime du à la douceurs des journées. Vert et bleu. Dans la vallée les premières jonquilles. Les fleurs me manquent.

Chronique d'un hiver inachevé; Glace et neige qui s'enfuient. Odeur de bois humide. Pourriture sous les arbres. Le soleil bleuit les crêtes; ou peut etre l'inverse. Soleil trop bleu en février. Un blanc délavé et sale qui s'écoule vers la vallée.
Sentiment d'inachevé. Des fils blancs qui traversent l'azur très haut, vers d'autres ailleurs. juste fermer les yeux et se souvenir d'un passé à transformer en futur.
Envie de raconter le vent; un vent du sud qui ne veux rien dire. Juste exprimer des sensations. Ou le bruit de l'eau. Etincelles de lumière. Sur de la glace.

Entre sud et nord, les souvenir s'emmelent. Béffroi et un toit d'église provencale, un mois d'été tout en bleu. Il doit y avoir des siècles. Des mois en blanc qui passent.
Vibrations légères qui recréent l'incertain d'une existence. Stopper le temps et arreter l'espace. Un leurre.
Sculpture de glace comme une silhouette enfouie dans une mémoire incertaine; quelque part entre deux pensées obliques.
Souffrir de toi en moi.
Intimité des rencontres qui se heurtent; Le passé, passé et l'avenir à découvrir.
Des mots.. cette phrase de René Char "les mots qui vont surgir savent de nous ce que nous ignorons d'eux"
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