histoires d'"Elles"

Publié le par Pascal

 J'ai commençé hier soir le livre "Monologue du vagin" Déjà rien que le mot pas évident..une certaine gène à évoquer ce terme. Mot embarrassant; mais texte tout en pudeur, tout en délicatesse.  Du rendez vous chez le gynéco au bonheur de l'accouchement. Du plaisir sexuel à la douleur, à la souillure. . Pénétré, aimé, mais aussi agressé abimé ou détesté. Sexe féminin objet de toutes les convoitises, bonnes et mauvaises. Les femmes et leur intimité.  Monologues dans lesquels toutes les femmes se reconnaissent? . Célébration touchante et drole d'un des derniers tabous: la sexualité féminine. Juste donner la parole aux femmes, à leurs fantasmes et craintes les plus intimes.  Très beau texte à lire, à défaut d'avoir vu la pièce.

On a dit qu'apres avoir vu cette pièce on ne regarde plus le corps d'une femme de la même manière.

 

 Courbet. Non pas un raccouci... le hasard de l'actualité culturelle. Le Grand Palais. Rétrospective Courbet.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jusqu'en 1995, Gustave Courbet (1819-1877) n'était connu que des historiens d'art et des amateurs de peinture du XIXe siècle. Mais un tableau, entré par dation au musée d'Orsay et exposé le 26 juin 1995, allait brusquement faire de lui un artiste controversé, décrié, sulfureux. Et illustre. Le tableau en question n'est pas très grand, 46 centimètres de haut par 55 de large, mais c'est l'une des oeuvres les plus célèbres de l'histoire de la peinture moderne. Elle représente, en gros plan, le ventre et le sexe d'une femme, les cuisses écartées. Il n'y a rien d'autre. Peinte par Courbet en 1866, l'oeuvre allait aussitôt entrer dans la clandestinité pour plus d'un siècle. Elle n'était pas exposée lors de la dernière rétrospective Courbet qui eut lieu au Grand Palais en 1977. Mais elle sera présente pour l'exposition qui commence le 13 octobre prochain. Ce n'est pas la meilleure oeuvre de Gustave Courbet, mais c'est la plus fameuse et, de toute façon, le tapage médiatique fait autour d'elle depuis sa réapparition n'aurait pas déplu à cet artiste qui adorait faire parler de lui, qui était omniprésent dans la presse de son temps où ses moindres faits et gestes étaient commentés.

 

«Je n'ai jamais vu d'anges ni de déesses, aimait dire Courbet. Voilà pourquoi je n'en peins pas.» Dans son oeuvre, on ne trouve en effet ni Vierge ni enfant Jésus. Pas non plus de Diane chasseresse ou de Vénus amoureuse de Psyché. Aucun empereur romain. Aucun roi de France. Pas un seul de ces sujets qui occupent pourtant les autres peintres depuis cinq bons siècles. Comme il l'avouait lui-même, Courbet peignait ce qu'il voyait : un enterrement dans son petit village d'Ornans, dans le Doubs, une paysanne qui se baigne dans la rivière, un couple d'amoureux dans la campagne. Le plus curieux, c'est qu'avec des sujets aussi banals sa peinture, tout de suite, a créé l'événement.

Source Wikipédia. L'expo au Grand Palais Paris... Parisiens chanceux...

A Lyon, Musée des beaux arts. Nouvelle exposition de 150 dessins. Autour de la notion de plaisir. Michel-Ange, Raphaël, Ingres, Delacroix, Matisse, Seurat, Picasso entre autres. C'est vraiment superbe.

 

"Il faut toujours rechercher le désir de la ligne, le point où elle veut entrer ou mourir". Henri Matisse

 

 

Le motif de plaisir n’est pas réservé à l’esthétique classique. D’une manière ou d’une autre, il n’est pas d’art qui ne doive plaire. Le plaisir ne se réduit ni à l’agréable, ni à la jouissance. Il n’est pas de l’ordre du contentement, mais de la tension maintenue.

Il est plaisir de désirer : désir de la forme qui se cherche, désir de l’oeuvre qui s’expose. Montrer les gestes du dessin pour faire sentir en eux les élans de ce plaisir du corps dessinant, montrer aussi quelles formes, images, emblèmes du plaisir s’offrent à ces tracés, tel est le propos de cette exposition.

La sélection de près de 150 dessins est représentative de toutes les écoles . 

 

pour finir, toujours dans le domaine de la sensualité. Pas Ingres, ni Matisse; juste une amie qui m'est chère; elle dessine et vient d'entamer des cours de  dessins de nus. Avec sa permission pour mettre un de ses dessins sur mon blog.

 "fée" Isabelle/1femme.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

on va penser que c est un peu trop "sexe" en ce moment mon blog... alors tous les soirs jusqu'à la fin de semaine, cela sera recettes de cuisine et conseils de jardinage!!!!

 

Publié dans arachnee

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C
Courageux sujet...comme Kat, (de Kat à Cat), je me sens un peu dérangée par le côté "cru",comme le souligne Anne,qui doit renvoyer à la sexualité dans ce qu'elle a de cru,je préfère des représentations plus suggestives,par ailleurs,le sexe de la femme reste quand même mystèrieux dans le fait qu'il n'a qu'une partie visible,un peu cachée, et tout cet intérieur,source de plaisir, de procréation...chez l'homme,c'est bête, ça me parait plus "simple",bon,j'ai sans doute des représentations ringardes?!le sexe féminin serait-il "pudique"?La pudeur, quand elle devient "impudeur",est un élément essentiel de la sexualité,non?
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P
Je peux te comprendre Cat  que un peu génée, par cette représentation tout en détails d'un sexe féminin. Et toute la part cachée.<br /> Pour le coté suggestif, je suis d'accord avec toi.. Une femme en sous vetement est plus mystérieuse qu'une femme nue. <br /> Rires...pour l'homme..c'est plus simple..mais bon je ne crois pas en faire un prochain post! 
P
Merci Kat. pour ton comm..bien sur qu on peut ne pas aimer..et préférer du plus "suggestif" au niveau érotique. Je comprends que ce tableau puisse déranger. <br /> Quant a parler de ce livre avec ta fille..c'est bien..mature pour en parler. Echanges mère/fille. Et qu elle ait  fait un texte sur ce sujet  qu'elle a envie de publier chez Dunia..  <br /> Kat je n ai pas trouvé cette pièce en dvd.
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K
J’avoue ne pas aimer le tableau de Courbet, question d’éducation (répressive ?) – peut-être, ne sais pas. Je préfère les nus érotiques, ceux où l’on « devine », où l’on « suggère ». Celui-ci me « gène ». J’ai demandé à Junior d’emprunter le livre « les monologues d’un vagin » à la bibliothèque, car je n’ai ni lu le livre, ni vu le spectacle.  Elle l’a ramené cet après midi, je n’ai pas encore eu le temps de le lire, mais elle l’a fait et elle l’a beaucoup aimé. En plus cette lecture a été source, entre nous deux, de pas mal  de discussions depuis. Très intéressants. Là elle est en train d’écrire un article, qu’elle va publier sur le blog de Dunia, inspiré de cette lecture, de notre discussion et d’un enchaînement d’idées, suite à son texte qui lui permettent de réaliser pas mal de choses. De haut de ses 15 ans, je trouve c’est pas mal. Donc – merci Pascal – le dépaysement fut différente cette fois ci, mais tout aussi constructif !<br /> <br />  <br />
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P
je me suis mal exprimé et j ai lu trop vite ton comm. Sur le fait qu avant on représentait les femmes nues totalement asexuées Quand tu disais que cela faisait longtemps qu on peignait des nus.;avant. mais de manière différente... <br /> donc nous sommes d'accord... <br /> L'expo Courbet jusqu'à fin janvier... peut etre une occasion d'ici là.
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A
heu....en fait.... tu n'es pas d'accord avec quoi exactement  pascal ? avec moi dis tu, mais avec quoi précisémentpuisque  que tu conviens toi-même que la femme était représentée nue  souvent mais asexuée ou imberbe, et c'est ce que je disjamais (ou si rarement- ) on a eut coutume de représenter des femmes nues  à l'époque avec une pilosité révélee dans cette posture avec cette  précision photographiqueet en cela c'était inconvenant et choquant je ne parle pas du fait que cela était bien ou mal ou que cela était plus érotique ou pas, (cela depend du spectateur qui regarde avec sa façon de vivre ou d'apréhender la chair, la femme, le sexe, l'érotisme) je dis que cela était du  réalisme à l'état pur et que cela évoquait immanquablement la sexualité plutot que la sensualité
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